1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984.
Orwell : 2 + 2 = 5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother... des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus
puissamment aujourd’hui.
Raoul Peck signe ici une œuvre testamentaire où il érige une cathédrale à la mémoire de George Orwell, à l’image du grandiose mausolée construit pour James Baldwin dans I am not your Negro. S’appuyant notamment sur le journal de l’auteur, sur l’essai “Pourquoi j’écris”, ainsi que sur les romans “La Ferme des animaux” et, surtout, “1984”, le cinéaste propose un vertigineux tour du monde dont on ne peut revenir qu’ébranlé. Ambitieux, imposant, dense, brûlant d’actualité, Orwell : 2 + 2 = 5 illustre avec puissance le fait que l’humanité n’a rien appris du passé. La Presse