Hong-Kong, 1966. Dans sa petite chambre d’hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d’inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. À travers l’écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire. Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace dans sa mémoire et nourri son imaginaire.
L’une d’entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu’il ait sans doute aimée… Elle occupait une chambre voisine de la sienne – la 2046…
« Nous sommes là en présence d’un très grand créateur, dont les images marquent l’inconscient.
Sa caméra imprime une sorte de danse, sa virtuosité esthétique fait sourdre une émotion instinctive. Tous les actes, même au comble du déchirement, paraissent doux, ralentis, figés par le temps, même lorsqu’ils laissent deviner une douleur extrême. S’il est des sanglots longs, jamais ici l’expression du chagrin ne s’éternise. La solitude perdure, la confusion des sentiments s’exacerbe… » Jean-Luc Douin, Le Monde