Rien n’y fait. Adam a beau se consacrer tous les jours à une demi-heure de luminothérapie dans son bureau, la tristesse est présente en permanence dans son quotidien. Le chef d’entreprise est hanté par les risques climatiques qui menacent le monde, jusqu’au jour où il commence à nouer une relation avec une écoutante de l’appareil thérapeutique en question. Amour Apocalypse porte très bien son titre.
Le film en effet, raconte une jolie histoire d’amour en plein abîme apocalyptique, d’une part relatif à la psychologie fragile du protagoniste, et d’autre part au contexte général du Canada qui subit un réchauffement climatique majeur et de surcroît un tremblement de terre. Il y a beaucoup de rythme dans cette histoire joyeuse. Adam et Tina se rencontre de façon complètement inattendue, comme si le destin, aussi capricieux soit-il, avait tout fait pour les réunir.
Le cinéma d’Anne Émond n’a ainsi pas peur de jouer avec l’invraisemblance pour donner à ses personnages une épaisseur romanesque et cocasse. L’important pour la réalisatrice est de réunir des héros modernes, habités par une forme de dépression universelle qui est un irrésistible moyen pour provoquer l’espoir et le rire.
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