Grace emménage avec son compagnon dans une maison isolée pour fonder une famille. Au début, tout semble tranquille et propice à la vie de couple et à l’arrivée de leur enfant. Mais très vite, l’équilibre se fissure. La solitude, la fatigue et un sentiment d’insatisfaction grandissent chez Grace, qui se détache peu à peu de la réalité et adopte des comportements de plus en plus inquiétants et imprévisibles.
Die my love suit cette descente progressive avec une précision troublante, alternant moments de tendresse, tensions conjugales et perte de repères. Chaque scène contribue à renforcer la sensation d’instabilité : derrière le quotidien apparemment banal se joue un drame intérieur puissant dans lequel amour et violence se mêlent dangereusement, menaçant de tout faire basculer. Le film se distingue par sa dimension sensorielle et immersive : la mise en scène très physique de Lynn Ramsay nous plonge au coeur du chaos émotionnel de Grace ; chaque silence, chaque regard, chaque geste devient un vecteur d’intensité. Jennifer Lawrence porte le récit avec une énergie et une justesse impressionnantes, captivant par sa capacité à rendre palpable le trouble de son personnage. Cineuropa