Une nouvelle journée commence à l’auberge Fujiya, nichée au coeur des montagnes japonaises. Une journée ordinaire… ou presque : car les uns après les autres, les employés et les clients se rendent compte que les mêmes 2 minutes sont en train de se répéter à l’infini... Certains veulent en sortir, d’autres préfèrent y rester, mais tous cherchent à comprendre ce qui leur arrive.
Impeccablement rythmé, avec une énergie rare et vivifiante, En boucle déploie un épatant inventaire d’idées pour éviter au spectateur de ressentir ce qui fait pourtant son sujet : la répétition. C’est pour le moins une prouesse que la quarantaine de plans-séquences (réellement de deux minutes chacun), qui partent tous d’un même point et qui se déroulent dans une course contre la montre, ne s’avèrent jamais redondants. Avec beaucoup de charme, de coeur et d’humour teinté de mélancolie, le film est une joyeuse ode à la communauté, prenant soin d’explorer les états d’âme de ses personnages et les interactions qui en découlent. Tous aspirent à une pause et à une reconnexion humaine pour conjurer l’inévitable.
Utopia