Rome. Années 80. Goliarda Sapienza travaille depuis 10 ans sur ce qui sera son chef-d’œuvre « L’Art de la joie ». Mais son manuscrit est rejeté par toutes les maisons d’édition. Désespérée, Sapienza commet un vol qui lui coûte sa réputation et sa position sociale. Incarcérée dans la plus grande prison pour femmes d’Italie, elle va y rencontrer voleuses, junkies, prostituées mais aussi des politiques.
Faut-il encore présenter Goliarda Sapienza ? Depuis une vingtaine d’années, cette autrice italienne (1924-1996) est devenue un monument de la littérature, grâce à “L’Art de la joie”, roman sur la connaissance de soi qu’elle a mis dix ans à écrire, mais qu’elle n’est jamais parvenue à éditer de son vivant. Maudite, elle le fut. Un culte est né depuis autour d’elle, modèle s’il en est de femme libre, libertaire, indomptable. Aux antipodes du biopic pompeux ou hagiographique, Fuori calme d’emblée le jeu autour du « phénomène » et s’en tiendra jusqu’au bout à cette position humble, sobre mais néanmoins subtile.
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