Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question…
Le long-métrage de Gaya Jiji est tout sauf un énième film sur un parcours de migrants. C’est davantage l’histoire des amours qui peuvent traverser des individus et des renoncements qu’ils sont prêts à faire, justement, pour préserver ceux qu’ils aiment.
Comment faire coexister son amour – pour son enfant, son conjoint ou sa conjointe ou encore un nouvel amour – sans blesser personne ? La réponse de Gaya Jiji est sophistiquée, mais plausible. La photographie de son film, sombre la plupart du temps, habille ce suspense sentimental dont la luminosité tient à l’épure du récit de ces histoires d’amour.
France Info