Dans un internat sportif, Camille, un jeune boxeur virtuose, est sauvé in extremis d’un accident mortel par son meilleur ami. Alors que les médecins le pensent guéri, une douleur inexpliquée l’envahit peu à peu.
La quasi-totalité des films qui mettent en scène la pratique de la boxe privilégient le face-à-face solitaire d’un individu (plus rarement d’une) contre son adversaire, contre lui-même, contre le monde entier. La Danse des renards fait exception – ce n’est pas son moindre intérêt : pour sa première réalisation, Valéry Carnoy déplace radicalement le regard. Ici, le combat n’est plus celui d’un type isolé mais celui d’une communauté adolescente soudée par un lycée sport-études, régie par ses propres règles, ses rites, sa hiérarchie. Et c’est surtout l’histoire d’un jeune qui cherche à s’en affranchir, à ne pas se plier aux codes sociaux d’une meute et à exister en dehors du collectif. Autant dire que celles et ceux qui n’aiment guère la boxe ne doivent pas s’exclure de ce premier film assez remarquable, qui approche avec beaucoup de sensibilité des thèmes universels : l’amitié, la solitude, la découverte de soi… Utopia