Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d’y défendre la filière bio et locale. Alors qu’elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d’un système impitoyable.
Ce premier long métrage dessine les bases d’un cinéma à la fois politique et incarné, mêlant clarté du propos, tension narrative et intelligence de mise en scène. Anthony Dechaux confiait
craindre que le film perde de sa pertinence entre le tournage et sa sortie. C’est tout l’inverse : La Guerre des prix résonne aujourd’hui bien au-delà de son thème, en capturant un sentiment de désenchantement largement partagé.
Le bleu du miroir