Namir et sa mère s’étaient jurés de refaire un film ensemble, mais la mort de Siham vient briser cette promesse. Pour tenir parole, Namir plonge dans l’histoire romanesque de sa famille. Cette enquête faite de souvenirs intimes et de grands films égyptiens se transforme en un récit de transmission joyeux et lumineux, prouvant que l’amour ne meurt jamais.
La scène n’est pas dans le film, Namir Abdel Messeeh la raconte comme point de départ. Il offre un chat à ses enfants. Sa première pensée ? « Un jour, ils pleureront sa perte. » Ce n’est pas un programme mais un pressentiment : celui d’un film qui affronte la disparition — celle de sa mère, la fin de vie de son père — avec douceur et pudeur.
La Vie après Siham cherche ainsi à réparer à travers le geste même de filmer. Il y a dans ce travail artisanal, bricoleur, une beauté fragile, faite de trouvailles, de silences, d’humour jusqu’au burlesque. « Quand j’ai choisi ce chat, j’ai aussi choisi d’accueillir la tristesse de la séparation. C’est un paquet. On ne peut pas avoir la joie sans la tristesse. »
S’il n’y a pas de chat dans La Vie après Siham, il y a une renaissance, des sourires, de la chaleur humaine, un amour tenace à profusion et beaucoup de cinéma.
ACID