Julian Sklar, ancienne figure majeure du pop art londonien devenu misanthrope n’a plus rien peint depuis des décennies. Ses enfants, avides d’héritage, engagent Lori, restauratrice et ex-faussaire, pour se faire passer pour son assistante. Sa mission : finir en secret une série de huit toiles inachevées, les « Christophers », et en tirer une fortune.
Tirant pleinement profit des décors tachés de peinture où règne un joyeux désordre, Steven Soderbergh signe une mise en scène sans esbroufe. Au-delà des machinations des enfants du peintre et de la tâche que doit accomplir leur complice, The Christophers nous captive par son humour caustique. Tandis que fusent les répliques assassines, prend alors forme une réflexion plus que divertissante sur la création, la critique, la filiation, la notoriété et la postérité.
Manon Dumais, La Presse