Tout commence de la façon la plus banale du monde : un couple (il est pianiste, elle est chercheuse en sociologie), un test de grossesse et, très vite, un nourrisson. On accélère… C’est l’heure des premiers mots, des premiers pas… qui ne viennent pas. Du moins pas dans les délais prévus par les pédiatres. Plus petit, plus malingre que les autres, il s’avère qu’Ulysse est un bébé « pas pressé ». Qu’importe, Alice, sa mère, ne le sera pas non plus, bien décidée à ne pas contraindre mais à accompagner, entourer, à rester placide, patiente, souriante… Elle enveloppe son petit bonhomme de toute la douceur, de toute l’harmonie possibles et… de toute sa combativité ! Elle « élève » son fils avec pour seul mantra : lui accorder toute sa confiance. Un cap dont elle ne dévie pas d’un pouce, même à l’annonce du diagnostic. Quel diagnostic ? L’un de ceux destinés à rester vague, un truc imprononçable, « syndrome génétique » qui vous renvoie principalement à des batteries d’examens, vous plonge dans un océan d’incertitudes. Auxquelles Alice oppose ses propres certitudes. Se ressourçant quand il faut auprès de sa meilleure amie, elle aide son fils à gagner en autonomie, ne lâche rien, jamais, prête à affronter et persuader la terre entière – à commencer par son compagnon Luc, qui a une approche tellement différente…
Utopia