C’est la fin de l’école, l’été s’annonce et avec lui toutes ces belles journées ensoleillées à la ferme, sans aucune contrainte ni pression : plus de devoirs, pas d’horaires à respecter, de tenue à porter, juste le plaisir de jouer dans l’herbe, se baigner dans l’eau froide de la rivière, pêcher avec les copains, s’amuser à conduire le tracteur… En deux mots des vacances idéales pour Paul et Germain, son cadet.
Parallèlement à cette insouciante jeunesse, la caméra discrète d’Hugo Willocq suit Grégory, le père, responsable de la ferme, une de ces petites exploitations agricoles produisant du lait qui tendent peu à peu à disparaître. Nous le voyons à l’œuvre, de jour comme de nuit, dans le calme d’une journée sans anicroche comme dans l’effervescence d’une pluie annoncée provoquant l’urgence de la récolte. Ses journées sont rythmées par les horaires de la traite des vaches, les travaux dans les champs et l’entretien de l’exploitation : peu de temps libre en somme.
Peu à peu, ces deux mondes, celui des vacances et celui du travail, vont se croiser, se côtoyer, et progressivement s’imbriquer : pour Paul qui, le temps de cet été, passera du monde de l’enfance à celui de l’âge adulte, et pour Grégory, qui passera du travail en solitaire à la transmission.
Utopia